On étudie tout d'abord la numérotation des sommets d'un graphe que l'on obtient par l'algorithme de Trémaux. On la rappelle ici en y ajoutant une instruction de numérotation.
var
numero: SomVect;
nu: integer;
procedure TremauxRec (u: Sommet; var pere: Arbo);
var
k: integer;
v: Sommet;
begin
nu := nu + 1;
numero[u] := nu;
k := 1;
v := succ[u, k];
while (v <> Omega) do
begin
if (pere[v] = Omega) then
begin
pere[v] := u;
TremauxRec(v, pere);
end;
k := k + 1;
v := succ[u, k];
end;
end;
for i:=1 to n do
pere[i] := Omega;
pere[x] := x;
nu := 0;
TremauxRec (x,pere);

On supposera dans la suite que les sommets sont numérotés de cette
façon, ainsi lorsqu'on parlera du sommet
, cela voudra dire le
ème sommet rencontré lors du parcours de Trémaux et cela
évitera certaines lourdeurs d'écriture. La proposition ci-dessus
se traduit alors par le fait suivant:
Si
est un descendant de
dans
et si un sommet
satisfait :

est aussi un descendant de
dans cette arborescence.
Les liens entre arborescence de Trémaux
de racine
et les composantes fortement connexes sont dus à la proposition
suivante, que l'on énoncera après avoir donné une définition.

Figure: Un exemple de sous-arborescence
Ainsi tout élément de
est extrémité d'un chemin d'origine
et ne contenant que des arcs de
.

Preuve Cette proposition contient en fait deux conclusions;
d'une part elle assure l'existence d'un sommet
de
tel que
tous les éléments de
sont des descendants de
dans
, d'autre part elle affirme que pour tout
de
tous
les sommets du chemin de
joignant
à
sont dans
.
La deuxième affirmation est simple à obtenir car dans un graphe
tout sommet situé sur un chemin joignant deux sommets appartenant
à la même composante fortement connexe est aussi dans cette
composante. Pour prouver la première assertion choisissons pour
le sommet de plus petit numéro de
et montrons que tout
de
est un descendant de
dans
. Supposons le
contraire,
étant dans la même composante que
, il existe
un chemin
d'origine
et d'extrémité
. Soit
le
premier sommet de
qui n'est pas un descendant de
dans
et soit
le sommet qui précède
dans
. L'arc
n'est pas un arc de
, ni un arc de descente, c'est donc un
arc de retour ou un arc transverse et on a :

L'arborescence
étant préfixe on en déduit que
est
descendant de
d'où la contradiction cherchée.