telnet, ftp, TCP (pour assurer le routage fiable
des paquets), suivis ensuite par les normes sur le courrier
électronique. Internet s'impose alors peu à peu dans le
monde entier. En 1989, Tim Berners-Lee invente le WEB alors qu'il
travaille au CERN.www.isc.org de nombreuses
statistiques sur les réseaux. La figure
11.1
montre la croissance du nombre de machines (routables; on ne tient
pas compte des machines protégées par un firewall) sur Internet.
Au 23 mars 2005, il y avait 346126 sous-domaines répertoriés en![]()
.fr par l'AFNIC1..; à titre
d'exemple, la machine sil a 129.104.247.3 pour adresse IP.
nom.domaine.{pays,type}
(par exemple poly.polytechnique.fr) où nom est le nom
court de la machine (par exemple poly), domaine est un nom de
domaine regroupant par exemple toutes les machines d'un campus (par
exemple polytechnique), et le dernier champ est soit le nom du
pays sous forme de deux caractères (par exemple fr), comme
indiqué dans la norme ISO 3166, soit un grand nom de domaine à la
sémantique un peu hégémonique, comme edu ou com.
L'organisme InterNIC gère les bases de données d'accès au
niveau mondial. Pour la France, l'organisme est l'AFNIC.En IPv4, il a la forme donné dans la figure 11.4. Les différents champs sont les suivants:
polytechnique.fr contient approximativement 2000 machines. Une
carte partielle du réseau est donnée dans la figure
11.5. Tous les liens internes sont à 100 Mbits.www.isoc.org), créée en
1992, est une ``organisation
globale et internationale destinée à promouvoir l'interconnexion
ouverte des systèmes et l'Internet''. À sa tête, on trouve le
Conseil de Gestion (Board of Trustees) élu par les membres de
l'association. Le plus important des comités est l'IAB (Internet Architecture Board), dont le but est de gérer
l'évolution des protocoles TCP/IP. Les trois émanations de l'IAB
sont l'IANA (Internet Assigned Number Authority) qui gère tous
les numéros et codes utilisés sur Internet, l'IETF
(Internet Engineering Task Force) qui établit les
spécifications et les premières implantations des nouveaux
protocoles TCP/IP, sous la direction de l'IESG (Internet
Engineering Steering Group), et l'IRTF (Internet Research Task
Force) qui prépare les futurs travaux de l'IETF.poly ? L'agent de mail (typiquement mozilla,
mutt, etc.) fabrique un
en-tête pour le message (essentiellement des champs From: et
To:) et envoie le tout au programme sendmail
qui teste tout de suite si le destinataire est local à la machine,
ce qui évite le reste de la procédure. En cas de mail distant, le
programme rajoute l'adresse IP de l'expéditeur au message et envoie
le tout à la machine x-mailer. Celle-ci essaie de
récupérer l'adresse IP du destinataire à partir du nom logique,
grâce à une requête au DNS. En cas de succès, le mail est
envoyé au noeud suivant du réseau, qui décide quelle est la
prochaine machine à utiliser, de façon hiérarchique.x-mailer qui détermine à
quelle machine du réseau interne elle doit l'envoyer. Une connection
est alors établie entre les deux machines, et le mail arrivant est
rajouté à la fin de la boîte aux lettres de
l'utilisateur. Sur poly, cette boîte se trouve dans le
répertoire /var/spool/mail/<nom> où <nom> est le nom
de login correspondant à l'utilisateur. Il ne reste plus qu'à
traiter ce mail à l'aide d'un des nombreux agents de lecture de mail.
Qu'est-ce qu'un port? C'est simplement un moyen pour la carte réseau (ou une autre interface physique) de dire au système: j'ai reçu des paquets pour un port donné (en fait un entier). Libre au système d'en avertir divers programmes dont on dit qu'ils écoutent sur ce port. L'historique des numéros de port est fascinante. Contentons-nous de donner les numéros les plus classiques, qui sont toujours ceux utilisés par les programmes en question:
| Protocole | nom complet | Port(s) |
| FTP | File Transfer Protocol | 21/20 |
| SMTP | Simple Mail Transfer Protocol | 25 |
| DNS | Domain Name System | 53 |
| HTTP | Hypertext Transfer Protocol | 80 |
| NNTP | Network News Transfer Protocol | 119 |