Comment répondre au mieux aux attentes d’un public d’épargnants bénévolents ? L'épanouissement de l’ISR nécessite l’établissement de nouveaux modes d’évaluation des actifs financiers pour tenir compte des contraintes du développement durable.
Les principaux objectifs de la chaire FDIR sont :
- contribuer à objectiver des arguments visant à montrer qu’un développement de la finance durable et de l’investissement responsable est aujourd’hui non seulement nécessaire, mais surtout possible ;
- développer dans ce domaine des méthodologies de recherche permettant de mieux identifier et intégrer dans les analyses les critères extra-financiers à la base de la création de valeur ;
- constituer une équipe scientifique de niveau mondial sur l’ISR.
Pour atteindre ces objectifs, la chaire FDIR mène des recherches qui s’organisent autour de deux axes principaux.
Le premier axe regroupe les questions liés aux fonctionnement des marchés financiers et est l’objet d’un groupe de travail sur « Marchés financiers, stratégies d’investissement et finance responsable ». A ce titre, ce groupe s’intéresse aux questions des préférences des investisseurs socialement responsables (quelle est la nature de leur engagement dans l’ISR), du court-termisme des marchés financiers (est-il possible de structurer les mandats des gestionnaires ISR de manière à pallier ce problème ?), de l’évaluation des projets liés au développement durable (quel taux d’actualisation dans le long terme ? Quel niveau de précaution est souhaitable ?), du rôle des agences de notation sociale (quel est leur impact sur les cours boursiers ?).
Le second axe regroupe les questions liés à la gouvernance des entreprise socialement responsables et est l’objet d’un groupe de travail sur « Stratégie des entreprises, relations avec les parties prenantes et finance durable ». Ce groupe s’intéresse aux conséquences des politiques d’investissement durable sur les entreprises, d’une part dans les relations avec les actionnaires et les investisseurs et d’autre part dans la diffusion des stratégies de responsabilité sociale et environnementale (RSE) au sein des entreprises. Il s’agit d’analyser les différences de RSE inter firmes (comment expliquer les différences inter- et intra-sectorielles ? quelles sont les particularités de certains secteurs ?), leur impact sur la performance (rôle des indicateurs de performance ?), leur mise en œuvre à tous les échelons de la hiérarchie (en passant par le conseil, le top et le middle management) et les incitations à exercer des efforts financiers et de RSE via la conception des contrats financiers, d’assurance et de compensation.
La chaire « Finance Durable et Investissement responsable » est la première dans son genre au niveau mondial. Elle est co-dirigée par Christian GOLLIER (Université des Sciences Sociales de Toulouse et IDEI) et Jean-Pierre PONSSARD (département d’économie de l’Ecole Polytechnique), et s’appuie sur les compétences d’équipes de chercheurs hautement qualifiés et jouissant d’une réputation internationale.
Pour piloter ses travaux, la chaire s’est dotée d’un Comité d’orientation :
Président : Claude Jouven (ancien président de la Fondation HEC)
Chercheurs : Marcel Boyer (Université de Montréal) et Henri Tulkens (Université Catholique de Louvain)
Professionnel de l’industrie des fonds de pensions : Rob Lake (APG All Pensions Group).
Co-directeurs de la chaire : Christian Gollier (IDEI Toulouse) et Jean-Pierre Ponssard (Département d’Économie École Polytechnique)
Autres membres : Francis Ailhaud (Directeur général de Groupama AM) , Thierry Deheuvels (Directeur général délégué d’Oddo AM), François Lett (Ecofi investissements), Carlos Pardo (AFG), Antoine de Salins (Membre du Directoire du FRR), et Najib Sassenou (La Banque Postale AM)